manioc

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Étymologie: provenant d'un mot tupi
Famille:
plante vivrière
Climat:
tropical
Hauteur: de plus de 10 pieds de haut :provenant d'un mot tupi

Le manioc, ou cassava est l'assise alimentaire de bien des peuples. La culture est intensive et une grande partie de la récolte sert pour les animaux.

Cette plante herbacée présente de larges feuilles composées.

Ses tubercules ou racines tubéreuses sont regroupées à la base du plant dans un enchevêtrement de radicelles.

Le tubercule est long, irrégulier, avec un diamètre de 5 cm environ.

La chair blanche est recouverte d'une enveloppe brunâtre qui ressemble à de l'écorce.
Pour reproduire le manioc, il suffit de couper la tige principale en tronçons et de les coucher dans un sillon comme on fait pour la canne à sucre.

Elle contient de l'acide cyanhydrique dont on extrait le jus toxique par pression pour le neutraliser.

On l'utilise surtout pour le tapioca et certains plats de manioc.

Aux Antilles, elle est essentiellement transformée en fécule
et la variété douce est la forme la plus répandue pour la cuisine.

Il suffit de peler le tubercule et de le cuire à l'eau bouillante comme une pomme de terre.
Le manioc est à l'origine du tapioca et de l'arrow-root brésilien.

Il est utilisé dans de nombreux plats.

Le bâton de manioc au Cameroun

Le bâton de manioc est le substitut naturel du pain, tant les deux produits offrent des similitudes au niveau de la consommation.
Comme le pain, le manioc est présent au petit déjeuner dans la plupart des ménages urbains alors que dans les campagnes ce tubercule constitue souvent la base de l'alimentation locale.
Lui aussi accompagne souvent le bouillon, les sauces et les fritures.
"Un bâton de manioc coûte entre 50 et 75 F.
Il rassasie plus que le pain et peut se conserver plusieurs semaines dans un endroit sec", explique une gargotière du Mfoundi, spécialiste du "bâton-haricot" , très prisé des consommateurs.
Ce retour au "bâton-manioc" n'est pas une nouveauté.

Depuis toujours, ce tubercule est l'aliment de base des populations africaines des régions forestières. Qu'il s'appelle "ebobolo" chez les Bétis, "miondo" chez les Doualas ou "chicouangue" au Congo et au Zaïre, le bâton de manioc, obtenu à partir du tubercule fermenté dans l'eau, est très consommé dans ces régions. Depuis la dévaluation du franc cfa, ce "pain du pauvre" est devenu un aliment incontournable.

Aux Antilles
La farine de manioc est mélangée à de la pulpe d'avocat, de la morue déchiquetée et du piment pour confectionner le célèbre "Féroce", un plat typique qui peut prendre beaucoup de "caractère" selon les cuisinières.
Philippines
Au XIXème siècle, les femmes lavaient le manioc dans l'eau des rivières alors que les enfants jouaient nus sur la grève, le ventre gonflé de ce même manioc qui constituait la base essentielle de l'alimentation quotidienne, comme des outres trop pleines. De nos jours, avec la diversification des cultures, l'ajout des légumes dans les préparations, le manioc est désormais considéré comme une alimentation saine.
Guadeloupe
Ici, le manioc est transformé en "cassave", le pain des Caraïbes".
Râpé on en fait des galettes qu'on fait cuire sur une tôle circulaire. Cuite, la cassave est servie avec du sirop de sucre de canne ou du miel.

Amer ou doux ...Il existe 2 variétés principales: la variété amère qui est un poison quand elle est crue.

Marie Cécile-Réunion-Virtuel-10/07