...Toute Koulèr...

Pour ceux qui ont besoin d'évasion.........

07 octobre 2006

Origine des Zoreils

Les explications avancées pour justifier le terme de Zoreils désignant les Métropolitains sont multiples et diverses :

Pour les uns, il s’agit du fait que, ne comprenant pas les créole, le nouveau venu doit sans cesse « tendre l’oreille » dans l’espoir de saisit les subtilités de la conversation.

Pour d’autres, l’origine remonterait à l’époque de l’esclavage où les chasseurs de Noirs déserteurs (les « marrons ») ramenaient une oreille des esclaves retrouvés pour preuve de la bonne fin de leur mission (à la deuxième escapade on leur coupait la main ; à la troisième, on tuait…)

Troisième explication d’ordre linguistique : le terme « zoreil » serait la déformation d’un mot d’origine tamoul (Indien de Pondichéry) : « doreil » désignant les envoyés du roi qui débarquaient dans les province de Madras et de Pondichéry.

Une autre : c’est que ce mot témoignerait simplement de l’étonnement des créoles devant la dimension, à leurs yeux, disproportionnée, des oreilles des Blancs en général et de Bretons en particuliers….

A chacun sa vérité mais en aucun cas ce mot est prononcé dans une intention péjorative !!

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Des hommes différents mais Unis

La première impression et la plus forte qui marque le touriste à son arrivée à la réunion c’est qu’il se sent en France !!!! En effet, il y retrouve le parler, certaines habitudes de vie, la monnaie, la routine administrative, le coût des choses !!! Et pourtant les gens qu’il côtoie forme un bien curieux amalgame. Les faciès et la couleur de peau montrent des origines différentes (très souvent atténués par un brassage vieux d’on ne sait combien de génération)

Il y a de tout : du blanc pur au noir d’ébène en passant par le mat hindou et le jaune bon teint !!

L’essentiel est que ces hommes et ces femmes semblent vivre de façon harmonieuse. Non pas que la Réunion ait réussi l’utopie de construire une société sans classe mais dans l’ensemble, elles ne se superposent pas au clivage des races d’origine !!

Comment en irait-il autrement depuis le temps qu’on vit ensemble !?

Dans le bel éventail de couleurs et de traits des visages réunionnais, trois origines ethniques sont numériquement prépondérantes : les Blancs, les Noirs (cafres et Malgaches) et les indiens Malabars. Deux minorités sont bien différenciées les Chinois et les Indiens musulmans.

Les indiens Malabars (ou Tamouls) sont présents dans l’île depuis le début de son peuplement, mais leur arrivée en grand nombre date des lendemains de l’abolition de l’esclavage (1848). Engagement par milliers, ils ont pris la relève des esclaves libérés sur les grandes propriétés sucrières. Nombreux sont ceux qui se consacrent à l’agriculture encore aujourd’hui ! Certains ont même réussi au fil des ans à se construire d’importants domaines. D’autres ont fait une percée dans le commerce, l’industrie, la fonction publique et même la politique…Les indiens malabars constituent environ 25% de la population de l’île.

Les indiens musulmans sont couramment appelés « zarab »par analogie à la pratique islamique. Ils sont arrivés dans l’île entre 1870 et 1914 essentiellement en provenance de la région indienne du Gujarat. C’est sans conteste l’une des communauté les plus soudées. Leur succès commercial a dépassé le stade des étoffes et de la quincaillerie pour s’étendre à l’éléctronique la plus moderne, et l’immobilier. La communauté musulmane constitue entre environ 5 % de la population. Depuis une vingtaine d’années, les Comoriens, qui vivent souvent dans des conditions difficiles en pratiquant les métiers délaissés par les réunionnais sont venus gonfler ces rangs.

Les Chinois sont arrivés par deux vagues successives dans l’île : de 1860 à 1870 puis de 1910 à 1920 en provenance de Canton et de Mou Yen. Par un travail acharné ils ont pris en main l’essentiel du commerce d’alimentation si bien qu’aller «  à la boutique » et devenu aller « chez le Chinois ». Quelques beaux succès industriels sont à mettre à leur actif et l’on rencontre des Chinois dans les professions libérales. La solidarité financière contribue à la cohésion du groupe. La plupart sont catholique et naturalisé ou Français de naissance. Si les rites du bouddhisme, du taoïsme ou du confucianisme sont en voie de disparition, un regain pour la langue d’origine est observé.

Les Noirs ou Cafres originaires d’Afrique du sud et Malgaches, avec tous les degrés possibles de métissage constituent le groupe majoritaire. L’histoire des Noirs est intimement liée à celle du premier peuplement et à l’esclavage. Les Africains amenés à la Réunion étaient originaires du Mozambique, de Guinée et du Sénégal. Quant aux échanges de population entre Madagascar et la Réunions, ils ont été très intense dés l’origine du peuplement de l’île. Cilaos, Mafate, Salazie sont des noms d’origine malgache et même un hameau porte le nom de la capitale « Tananarive » cette population métissée se retrouve aux postes les plus divers dans tous les domaines de l’activité, ses représentants sont toutefois assez peu nombreux aux stades les plus élevés de l’échelle sociale.

Les Blancs regroupent les descendants des premiers colons français et les métropolitains essentiellement fonctionnaires en poste dans l’île pour des séjours aux durées très variables. Les agriculteurs et les artisans installés dans les cirques, vivant souvent dans des conditions difficiles, sont qualifiés de « petits blancs des hauts » par opposition aux grandes familles de la bourgeoisie créole, propriétaires de vastes domaines et que l’on désigne parfois de « gros Blancs ».

Les Métropolitains sont, dans les conversations courantes, désignés par le terme de « zoreil »

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27 septembre 2006

Mme Desbassyns

Née Gonneau-Montbrun le 3 juillet 1755 à Saint-Paul, Marie Anne Thérèse Ombline Desbassayns (connue sous le nom de Madame Desbassayns fut à la tête d'un grand domaine et, par conséquent, fut une des plus grandes fortunes du 18e de l'île de la Réunion, dans l'océan Indien aprés la mort de son mari.

desbassyns

Héritière fortunée, elle épousa en 1770 Henri-Paulin Panon Desbassyns, de 23 ans son ainé. Elle l'épousa en l'église de Saint-Paul, Henri Paul Panon, dit Desbassayns, petit-fils d'Auguste Panon dit "l'Europe" et de Françoise Chastelain. Ils auront neuf enfants.

Femme de trempe à la santé de fer, travailleuse et organisée, elle géra le patrimoine familial avec une remarquable habileté et fermeté, après la mort de son mari survenu en 1800.

Son immense propriété, étendue sur plusieurs centaines d'hectares dans les hauts de Saint-Gilles, au Bernica et à Saint-Paul, employait plus de 400 esclaves (le chiffre officieux doit être plus élevé) qui travaillaient essentiellement à la culture du café et de la canne à sucre.

La culture de la canne à sucre se développe, de préférence à celle du café. Survenue en 1841, la découverte d’Edmond Albius sur la fécondation artificielle des orchidées, de la vanille, permet bientôt à l’île de devenir par ailleurs le premier producteur mondial de vanille.

Notamment la famille PANON-DESBASSAYNS de RICHEMONT a développé l'industrialisation de la culture de la canne.Ils desbassyns_1étaient propriétaires d'importants domaines à Saint Paul (Ile Bourbon).

D'une ferveur religieuse, elle fit construire, en 1842, la Chapelle Pointue destinée à sa famille et ses esclaves, non loin de sa maison de Saint-Gilles-Les-Hauts.

L'image d'Ombline Desbassayns, est façonnée à travers la mémoire collective. Le point de vue sur sa personnalité est partagé après sa mort : la tradition populaire souligne son caractère autoritaire et méprisant, sa méchanceté voire sa cruauté envers ses esclaves. Ses détracteurs (souvent des hommes) lui prêtent une cruauté sans borne qui lui vaut d'être parfois confondue à tort avec le personnage imaginaire de Grand-mère Kalle.

Pour autant, elle fut la seule propriétaire à avoir ouvert un hôpital pour ses esclaves. Pour l'époque, elle a pris une position très moderne dans son testament : "Au moyen de cette rente, je veux et entends que les esclaves et pauvres habitants des environs, en vue desquels principalement j’ai fait construire la dite chapelle, y aient des places gratuites et ne soient soumis à ce sujet, à aucune rétribution généralement quelconque".

Elle s'éteint le 4 février 1846 à l'âge de 90 ans.

vous pouvez aller voir quelque photos dans l'album "un peu dans les hauts"

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Kalla le feu

En 2004, je suis allée voir  (2 fois) cette pièce de théatre qui est vraiment magnifique.....orchestrée par la compagnie duthéatre Talipot

kalla

talipotDepuis 1986, le Théâtre Talipot, Compagnie de l’Ile de la Réunion, parcourt le monde à la recherche d’un art authentique et contemporain inspiré du métissage, du dialogue des cultures et des traditions orales.

Après le grand succès des Porteurs d’eau et de Passage, le Théâtre Talipot a créé Kalla, le feu, opéra sauvage fait de terre, de feu, de corps nomades, de voix traditionnelles de l’Océan Indien et de voix lyriques.

Kalla la rebelle, l’insoumise, pour avoir choisi la liberté, est rattrapée par les chasseurs d’hommes et jetée dans le gouffre du volcan. Mais au cœur du feu, elle devient feu, feu pour la nuit des hommes, feu pour l’ombre et les ombres, pour appeler ses enfants exilés et réveiller les soumis… Pour faire trembler la terre et remettre en marche les nomades endormis.Lorsqu’on connaît le Théâtre Talipot, on sait qu’il est fait d’images, de sensations, de musiques et de paroles entremêlées. Inutile donc de chercher une histoire linéaire… On regarde et on écoute de tous ses sens.

Kalle a vraiment existée sous le nom de Kalla ; c’était une esclave malgache qui a fuit la propriété de ses maîtres réunionnais, une usine sucrière avec de grands champs de canne à sucre, sur la côte de l’île. Elle s’est sauvée dans les montagnes de l’île et malheureusement a été rattrapée par les chasseurs d’esclaves. Pour la punir son corps a été jeté dans le gouffre du volcan.
Et c’est là que l’histoire de Philippe Pelen Baldini et que le spectacle commencent :
Kalla se fait comme allié le feu. Et renaît de ses cendres, belle, puissante, rebelle, mère, portant en elle le cri de tous les opprimés, symbole de résistance face à l’oppresseur. Elle va au secours d’Eva (première femme malgache et de la genèse du monde, mais aussi première femme de La Réunion, elle aussi malgache), femme bafouée, violée, soumise à un mari puissant, dictateur, violent, archétype de tous les dictateurs, esclavagistes, colonisateurs d’hier et d’aujourd’hui.
Comment cette Eva, femme, île-femme, va-t-elle s’opposer et s’affranchir de cet homme froid, porteur de brume et d’oubli ?
Et Kalla, esclave devenue libre, mère de toutes les mères, rebelle, déesse, avec l’aide de ses grands couteaux et à l’image de la déesse Kali

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26 septembre 2006

Légende de Gran'mère Kal

Qui était Grand mère Kal ? Une esclave dévouée à ses maitres ?

On dit que Grand-Mère Kalle existe depuis le temps de l'esclavage, Kalla étant selon les versions une esclave sauvage qui se serait suicidée par amour ou une méchante propriétaire, ce qui explique qu'on évoque quelquefois à tort Madame Desbassyns....

Qui était Grand mère Kal ?Une femme cruelle de Grand Bois qui conduisait les condamnés à l'attaque de voyageurs imprudents ?

Il est communément acquis qu'il ne faut pas la rencontrer de nuit au détour d'un chemin, au risque d'y perdre son âme.
L'étymologie même du nom est difficile à définir, provient-il de Maquerelle ? de Macral signifiant Sorcière en langue d'Oï ? Grand mère Kal, c'est un peu le croque mitaine réunionnais, utile pour faire peur aux enfants mais parfois pour faire peur aux adultes.

Grand-mère Kal est le personnage central de plusieurs légendes, personnage effrayant dont on continue à menacer les enfants désobéissants. On la dit originaire de Mahavel, dans le sud de l’île, qui passe pour être un des hauts lieux de la sorcellerie. Elle se manifeste encore, longtemps après sa mort, dans la croyance populaire, tantôt sous les traits d’une affreuse vieille sorcière, tantôt sous ceux d’un grand oiseau noir qui vient planer, le soir au-dessus des maisons.

L’histoire de grand-mère kal s’est racontée de génération en génération. C’était une vieille femme qui habitait une case près du pont de la Ravine des Cafres, à Mahavel. Elle cachait chez elle des condamnées et quand quelqu’un passait à proximité de sa case elle l’invitait à boire le café et un petit verre de rhum. Si le voyageur portait de l’argent sur lui, les condamnés le suivaient sur le chemin, et au passage de la Ravine des Cafres, ils le dévalisaient puis le précipitaient au fond du ravin. Cette femme a fait commettre tant de crime par ces condamnés que lorsqu’elle est morte son âme s’est envolée par la toiture de sa case. Désormais, elle n’a plus de tête et porte un grand chapeau au bout de son cou. Elle passe annoncé la mort la nuit en rodant près des cases. Elle vient chaque fois que quelqu’un est gravement malade. Si elle ricane d’une voix sinistre, elle annonce la mort. Si au contraire elle passe en pleurant, c’est bon signe pour le malade.

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07 septembre 2006

Le Maloya

Voici une partie d'un article tiré du journal Témoignages du 08 septembre 2004:

Le maloya, un combat pour être soi-même

Dès l’époque de l’esclavage, le maloya est banni au point que les esclaves se réunissaient la nuit dans les champs de cannes pour jouer. Et s’il s’est maintenu à travers les répressions successives, "c’est non seulement par l’intérêt porté par les Indiens après 1848, mais également par le côté religieux que possède le maloya. Le kabaré est une forme religieuse du maloya". Comme l’explique Danyèl Waro : "le côté religieux, le côté rituel, la source, la vraie source, le côté le plus fort, c’est ce qui a fait tenir le maloya".
Dans les années soixante/soixante-dix, si le maloya est interdit - ce qui est contredit par Bernadette Ladauge - le kabaré est joué en cachette. Et les moyens ne manquent pas pour tenter d’arrêter ce mouvement, comme celui d’interdire à Gramoun Baba d’acheter des cartouches pour tirer des coups de fusil pendant le “servis” ou de saisir les instruments de musique. Le kabaré est également joué, non sans problèmes, dans les fêtes de “Témoignages”.
Il faudra attendre la fin des années soixante pour qu’un jour, Paul Vergès et Élie Hoarau, au cours d’une conversation avec Firmin Viry, proposent de relancer le maloya. "À la fin de l’année 1968, nous faisions des maloyas à Saint-Pierre, dans les quartiers populaires. Nous nous étions refusés à demander des autorisations au maire de l’époque et nous mettions en place un système de surveillance de manière à ce que nos soirées maloya ne soient pas troublées".

Voici le lien pour avoir l'artcile en entier il est vraiment interessant

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=5312

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01 septembre 2006

légende de la Buse

Les pirates ont longtemps parcouru les Antilles et le reste du Nouveau  Monde, bien plus intéressantes de par les richesses qui étaient acheminées vers l'Europe, avant de s'en faire rejeter par les diverses  nations (angalises, françaises et espagnoles) qui désiraient protéger  leurs chargements. A la fin du XVIIe siècle, ils se replient donc vers  la route des Indes, passant par Madagascar. La Réunion devenait alors  une position stratégique pour les forbans de la zone. D'ailleurs, pour notre île ces pirates sont plutôt une aubaine en apportant des  marchandises qu'ils échangent contre ravitaillement. Mais les autorités  trouvent peu après un moyen de remettre ces hors-la-loi dans le rang: on  leur laisse la vie sauve et leurs biens s'ils acceptent de s'installer  sur l'île comme colons, ce que beaucoup n'hésiteront pas à faire. Dans  les années 1720-30, un chef de famille sur quatre de l'île était un de ces forbans repentis!  Mais certains refusèrent cet accord et continuèrent leurs rapines  durant un moment encore. Parmi eux, le pirate Olivier Levasseur,  surnommé "La Buse", exerçait son activité autour de la Réunion. Il prit  en 1721 un richissime bateau portugais véhiculant le vice-roi de Goa  devant la rade de st-Denis. Il fut amnistié un peu plus tard, mais  refusa de se rendre. Capturé par un bateau négrier, il fut finalement  pendu à St-Paul en 1730. Sa tombe est actuellement visible dans le  "cimetière marin" de la ville, en bonne compagnie puisque celle du  célèbre poète Leconte de Lisle n'est guère éloigné de lui.  Régulièrement, des "offrandes" sont déposées sur cette tombe, par des >> habitants superstitieux désirant quelque aide "néfaste" en l'échange par  exemple de verres de rhum.  L'époque des pirates s'acheva avec la mort de La Buse. Mais une légende  ne tarda pas à naître dès le jour de sa mort... En effet, il jeta un  parchemin (nommé le "cryptogramme") à la foule, déclarant: "Mon trésor à  celui qui saura trouver!". Rien ne dit qu'il fut enterré sur notre île,  mais déjà de très nombreux passionnés ont tenté en vain de retrouver les  richesses perdues du pirate! Une seule chose est sûre: le trésor que je  vous propose est, lui, bien réel et vous attend enterré quelque part,  bien protégé

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14 août 2006

Pirates...............DSCI0071

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